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24.01.2008
Un nouvel exercice : l’interview 2/2
A peine remis de la première voilà que je me retrouve avec un rendez-vous dans mon agenda pour ma deuxième interview. N’en jetez plus, je vais finir par faire ma Britney Spears, si ça continue…
Voilà l’histoire.
Alors que je surfe de blogs en blogs comme souvent (je suis un brin net addict, vous le savez), je tombe sur un post de Mandor qui parle du dernier livre d’Antoine Dole. Il met en lien une vidéo qu’a réalisée Antoine pour promouvoir son roman. Un petit click sur le player Youtube et me voilà projeté dans l’univers du livre. Des scènes brèves, un thème posé, quelques images chocs servies par une musique au diapason. Franchement, chapeau.
Je sens une pointe de jalousie m’envahir et m’empresse de poster un commentaire pour faire part aux lecteurs de ce blog de mon soutien à cette initiative. Un ‘Book trailer’ à l’Américaine, ça, ça le fait.
J’oublie vite cet épisode mais, le lendemain, je trouve, dans ma boîte mail, un message de Mandor. Il a jeté un œil à mon site et me propose de lui envoyer mon livre puis de faire ensemble une interview. Pour les rares personnes qui ne connaitraient pas Mandor, un bref rappel.
Mandor est journaliste dans le domaine culturel (musique et littérature notamment). Il tient un blog d’interviews dans lequel il relate ses rencontres avec les auteurs, les chanteurs, et tous les artistes qu’il passe à la questionnette. C’est simple, je crois que vous ne trouverez personne d’un tant soit peu connu qui ait échappé à son micro.
Vous l’imaginez, en lecteur attentif de son blog, je suis flatté par cette demande. Seul hic, Manipulé n’est pas encore imprimé. J’ai remis la version 2 du manuscrit à mon éditeur quelques jours plus tôt. J’en fais part à Mandor qui me propose, en attendant, de se rencontrer et de faire un teaser pour la futur interview que nous ferons autour de la publication de Manipulé. Super.
Me voilà donc devant le pub Saint Germain, lieu de rencontre que nous avons fixé. J’entre et repère Mandor en un rien de temps (facile, il aime clore ses interviews sur le web par une photo de lui et de l’interviewé).
Je commande un café, lui un verre de vin et nous entamons l’interview. Mandor branche son magnéto et nous nous lançons dans une discussion à bâtons rompus. Je ne vous dis pas tout ce que nous nous sommes racontés, Mandor décrira ça bien mieux que moi. Une heure et demi plus tard, je ressors (un rendez chez Plon pour peaufiner encore Manipulé).
Bilan de l’exercice : la rencontre d’un professionnel très sympa qui sait gérer ses interviews de manière subtile. J’ai plus l’impression d’avoir pris un café avec un pote que d’avoir répondu à des questions. J’espère que, si je suis amené à réitérer l’exercice, cela sera toujours de manière aussi décontractée. Merci à lui.
08:10 Publié dans La publication | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : interview, mandor, roman
23.01.2008
Un nouvel exercice : l’interview 1/2
Ca y est, j’ai participé à ma première interview.
Tout en images, elle s’est faite dans le cadre de la chronique littéraire d’un site internet qui ouvrira ses « portes numériques » en mars (je vous en donnerai les coordonnées dès qu’elles seront publiques).
J’ai rendez-vous au Récamier, un restaurant de Saint-Germain-des-Prés — (connu comme l’un des hauts lieux du monde littéraire parisien). Ce matin-là, l’endroit est occupé par une petite équipe : les deux responsables du site internet en question, deux techniciens/cameramen, et l’interviewer.
Après des présentations mutuelles rapides. Nous entrons dans le vif du sujet. Les techniciens m’installent un micro-cravate et nous entamons les réglages caméras. Pour tout dire, ça me fait quelque-chose, avec ma veste et ma chemise blanche, j’ai l’impression de me transformer en Jean-Luc Delarue (il ne me manque que l’oreillette et une certaine tendance au dérapage en plein ciel…). La responsable de la chronique m’explique en quelques mots le déroulé de l’interview, les thèmes qu’elle souhaite aborder, les questions qu’elle se pose, etc. J'avale en vitesse un expresso et... 3, 2, 1, … C’est parti.
Une rapide présentation du livre et les premières questions fusent. Pourquoi ce thème, pourquoi aux Etats-Unis, pourquoi ci, pourquoi ça ?
Ouf, il faut garder le rythme. A présent, je comprends mieux ce que doivent ressentir les invités de Fogiel. Sur l’instant, j’ai l’impression d’à peine avoir terminé ma phrase, qu’il faut répondre à une nouvelle question. Derrière la caméra, je vois le technicien me faire signe d’accélérer mes réponses. Je suis comme dans un sprinter sur l’ovale du stade, condamné à avancer à fonds de train pour rejoindre l’arrivée (en l’espèce, la fin de l’interview).
Coupez !
Ca a duré à peine 5 minutes.
Je ne comprends pas bien et interroge l’équipe.
— Mais, elle dure combien de temps la chronique ?
— 2 minutes 35, me répond-on.
Et la lumière fut ! Il me manquait cet élément clé d’information afin de calibrer mes réponses. Je réalise alors que ce que j’ai pu raconter ne fera certainement pas une chronique digne de ce nom. Tout le monde a l’air d’accord sur ce point.
— Allez, on la refait.
La deuxième tentative sera la bonne. Tout est dans la boîte. D'ailleurs, l'auteur suivant est arrivé. Je remercie tout le monde et rejoins la bouche de métro. Ca y est, ma première interview est derrière moi et pour ce coup d’essai, j’ai joué les Schumacher de la question. Mon Ipod vissé aux oreilles, je me détends sur le siège d'une propreté douteuse de la rame. Une bonne chose de faite!
22:05 Publié dans La publication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : interview, auteur, roman, site web, récamier
10.01.2008
L'avis de Denis (Plon) : Manipulé, Version 2
Voici le moment que je préfère ! Celui où l’auteur vous remet une copie qu’il juge définitive, celle où, à la suite de notre premier entretien, quand j’avais demandé à Laurent de corser son histoire, je vais enfin découvrir ses remaniements, ses retouches, ses inventions…
Laurent vient de me remettre la deuxième version de son texte. Nous nous étions vus fin octobre. Si je trouvais que Laurent menait son histoire de main de maître, l’ensemble manquait, selon moi, d’inattendu : tout roulait trop bien pour son héros qui avait trop facilement les réponses à ses interrogations, qui trouvait trop simplement les clefs des énigmes de sa vie, etc. J’avais donc demandé (ou plutôt suggéré) à Laurent de reprendre son texte et d’y introduire plus de surprises.
C’est à la fois un moment excitant et où je suis anxieux : lorsqu’on aime un texte et que l’auteur l’a retravaillé, on rêve de le voir prendre tel ou tel chemin, on le fait un peu sien. Je crois que plus on réagit sur un texte, même si c’est pour le critiquer, plus on l’aime au fond : il nous inspire, nous anime, au point de nous rendre parfois un peu jaloux ; on se dit qu’on aurait aimé avoir les mêmes idées, le même talent que son auteur… Car du talent, Laurent en a : j’ai parcouru les premières pages de son texte et j’avoue avoir été encore une fois bluffé par son sens de la narration. Laurent maîtrise les ressorts narratifs, les codes d’écriture de façon remarquable pour un jeune romancier. Ah-là-là vivement que je me plonge dans Manipulé revu et corrigé ! Je vous ferai part de mes impressions après cette deuxième lecture.
08:45 Publié dans L'avis de Denis (Plon) | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Plon, manuscrit, corrections
Ca… c’est fait.
Suite à un point avec mon éditeur, j’avais remis mon manuscrit sur le métier.
Au départ, j’étais parti pour un léger toilettage, quelques chapitres supplémentaires, une ou deux péripéties pas plus. Mais, quand on met le doigt dedans…
J’en suis venu à retoucher l’architecture, à imaginer de nouveaux pans de l’histoire. Tout cela a généré pas mal de travail et je vous le confie (mais gardez-le pour vous), j’ai eu quelques craintes sur les délais.
Chaque week-end depuis la mi-octobre, je me battais avec la pendule pour trouver assez de temps à accorder au remastering. Heureusement, la trêve des confiseurs est venue à ma rescousse (merci à tous les maîtres chocolatiers de France ;-)).
Durant cette semaine et demi de congés, j’ai pu quitter mon costume de cadre bon teint et enfiler les habits d’un écrivain plein temps. Mon planning :
- Lever vers 10h (faut pas pousser, je n’allais quand même pas me lever aux aurores)
- Départ vers 11h30,
- Achat d’un sandwich sur le chemin et…
- …Hop, c’est parti, écriture, non stop jusqu’ 18/19h.
Ce menu * 7 jours =
- Un manuscrit qui a grossi d’une quarantaine de pages et s’est enrichi de nouveaux rebondissements,
- Une intrigue qui, je l’espère, est plus aboutie encore que la version initiale.
La lecture par Denis, mon éditeur chez Plon, est en cours.
La dernière ligne droite s'amorce donc.
08:05 Publié dans La publication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manuscrit, réécriture, relecture, roman, édition
07.01.2008
L'avis de Denis (Plon) : pourquoi j’ai proposé à Laurent de changer de nom ?
[Petite entrée en matières : voici une note d'un nouveau genre. Denis, mon éditeur, me propose de contribuer à ce blog afin de vous donner, en plus du point de vue de l'auteur, celui de son éditeur sur le processus de publication.]
C’est toujours un peu violent de suggérer à un auteur de changer de nom, mais croyez-moi, dans l’édition, l’éditeur essaie au maximum de faire les choses pour le bien de tous : l’auteur et la maison pour laquelle il travaille. Pour moi, Le Toriellec faisait trop français, trop breton. Et il me semblait difficile de proposer un thriller américain de A à Z sans que le nom d’auteur soit conforme au contenu. Loin de moi l’envie de faire passer Laurent pour un auteur venu d’outre-Atlantique, mais je crois que de façon très subtile, très indicielle, un livre constitue un tout et qu’il ne faut rien négliger dans la communication qu’on pourra faire autour de lui. Terry le nom de plume qu’il s’est choisi, m’a tout de suite emballé : c’est bref, ça ne surjoue pas le côté américain et ça rappelle son nom de famille. Et puis Laurent a sauvé l’essentiel : son prénom. Une chance qu’il ne se soit pas appelé Jean-René...
Un instant, j’ai aussi eu une hésitation sur le titre de son roman : Manipulé n’est-il pas trop bref ? Est-il assez évocateur ? Incitera-t-il vraiment le lecteur à rentrer dans l’histoire ? Et puis, je me suis dit que je n’avais rien de mieux à proposer : ras-le-bol des titres vus et revus comme A la poursuite de son passé, Dans les griffes du FBI. Enfin, la mode est aux titres courts (cf. Innocent d’Harlan Coben, L’accusé de John Grisham, etc. Alors…
23:25 Publié dans L'avis de Denis (Plon) | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nom de plume, publication, auteur, plon
03.01.2008
Bonne année à tous
Désolé pour cette interruption d'antenne indépendante de notre volonté. Notre rédacteur en chef était coincé sous une multitude de feuillets de manuscrit occupé à apporter les dernières retouches à Manipulé. Si tout va bien, mon éditeur devrait recevoir l'ultime version par mail demain. Je serai alors beaucoup plus disponible pour vous faire vivre les dernières étapes de la publication de mon roman.
En attendant, une joyeuse année à vous et comme l'on dit outre-atlantique, Stay tuned...
23:39 Publié dans Perso | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bonne année, manuscrit, publication










