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23.01.2008

Un nouvel exercice : l’interview 1/2

4abebbaf187e673bda081a09605f63f6.jpgCa y est, j’ai participé à ma première interview.

Tout en images, elle s’est faite dans le cadre de la chronique littéraire d’un site internet qui ouvrira ses « portes numériques » en mars (je vous en donnerai les coordonnées dès qu’elles seront publiques).

J’ai rendez-vous au Récamier, un restaurant de Saint-Germain-des-Prés — (connu comme l’un des hauts lieux du monde littéraire parisien). Ce matin-là, l’endroit est occupé par une petite équipe : les deux responsables du site internet en question, deux techniciens/cameramen, et l’interviewer.

Après des présentations mutuelles rapides. Nous entrons dans le vif du sujet. Les techniciens m’installent un micro-cravate et nous entamons les réglages caméras. Pour tout dire, ça me fait quelque-chose, avec ma veste et ma chemise blanche, j’ai l’impression de me transformer en Jean-Luc Delarue (il ne me manque que l’oreillette et une certaine tendance au dérapage en plein ciel…). La responsable de la chronique m’explique en quelques mots le déroulé de l’interview, les thèmes qu’elle souhaite aborder, les questions qu’elle se pose, etc. J'avale en vitesse un expresso et... 3, 2, 1, … C’est parti.

Une rapide présentation du livre et les premières questions fusent. Pourquoi ce thème, pourquoi aux Etats-Unis, pourquoi ci, pourquoi ça ?

Ouf, il faut garder le rythme. A présent, je comprends mieux ce que doivent ressentir les invités de Fogiel. Sur l’instant, j’ai l’impression d’à peine avoir terminé ma phrase, qu’il faut répondre à une nouvelle question. Derrière la caméra, je vois le technicien me faire signe d’accélérer mes réponses. Je suis comme dans un sprinter sur l’ovale du stade, condamné à avancer à fonds de train pour rejoindre l’arrivée (en l’espèce, la fin de l’interview).

Coupez !

Ca a duré à peine 5 minutes.

Je ne comprends pas bien et interroge l’équipe.

— Mais, elle dure combien de temps la chronique ?
— 2 minutes 35, me répond-on.

Et la lumière fut ! Il me manquait cet élément clé d’information afin de calibrer mes réponses. Je réalise alors que ce que j’ai pu raconter ne fera certainement pas une chronique digne de ce nom. Tout le monde a l’air d’accord sur ce point.

— Allez, on la refait.

La deuxième tentative sera la bonne. Tout est dans la boîte. D'ailleurs, l'auteur suivant est arrivé. Je remercie tout le monde et rejoins la bouche de métro. Ca y est, ma première interview est derrière moi et pour ce coup d’essai, j’ai joué les Schumacher de la question. Mon Ipod vissé aux oreilles, je me détends sur le siège d'une propreté douteuse de la rame. Une bonne chose de faite!

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