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16.12.2007

Flashback #3 : rebranding

Oui, vous savez, le rebranding… Un concept marketing à la mode qui consiste simplement à changer de nom de marque. Vous vous souvenez sûrement : Raider devient TWIX ou plus récemment, Arthur Martin préfère qu’on l’appelle Electrolux et bien, il m’est arrivé la même chose.

Dès nos premiers rendez-vous, j’avais d’emblée abordé le sujet avec mon éditeur. « Le Toriellec », est-ce un nom adéquat ? Vais-je devoir en changer, prendre un nom de plume ?

Denis a pris le temps de la réflexion et a rebouclé avec plusieurs personnes en interne chez Plon puis au détour d’une conversation téléphonique, il m’a livré son opinion :

– En fait, je crois que Le Toriellec, c’est un peu trop connoté régionalement, surtout pour un auteur de thrillers. Tu fais comme tu le sens bien-sûr, mais je crois qu’il serait pas mal de trouver quelque chose.

Arghhh! Ma réaction première est que j’aime beaucoup mon nom et puis c’est quand même de mon identité dont nous sommes en train de parler, je ne me sens pas trop d’en changer.

Pourtant, passée cette réaction épidermique, et au-delà du caractère géographique que j’assume pleinement, il faut quand même avouer que depuis la maternelle, je suis obligé de répéter mon nom plusieurs fois avant que les gens le retiennent. Par ailleurs, les fois où je le vois écrit correctement par d'autres que mes proches sont aussi rares que les cheveux sur la tête de Barthez.

Après cette première hésitation, c’est donc entendu, il faut trouver quelque chose. Mais comment choisir un nom ? J’ai déjà eu l’occasion de choisir des prénoms (pour mes deux filles) mais des noms ? Il y a une méthode, des exemples?

De longues heures durant, je me suis creusé la tête à la tractopelle pour trouver un patronyme qui me plaise et que je sois prêt à assumer sur le long terme. ROULEMENT DE TAMBOUR, ce sera, LAURENT TERRY.

Pourquoi Terry ?

Rien de vraiment rationnel derrière ce choix. Un nom court dont les sonorités sont proches de mon vrai nom, une consonnance anglo-saxonne (j’écris des thrillers situés outre Atlantique et mon imaginaire est portée vers ce pays) mais une origine bien française (Terry est un nom français issue de l’Isère), voilà ce qui a déterminé ce choix.

[The End] ou la fin de l’histoire d’un rebranding réussi (ou qui me plaît du moins !).

10.12.2007

Flashback #2 : travaux à prevoir

a3c4bd5ebe141d9ac007176185e14f7e.jpg23/10

Avec Denis, nous avons rendez-vous dans un café de Saint Germain à 19h30. Je me hâte donc de sortir du boulot et de sauter dans le premier RER venu. J'arrive en retard d'une dizaine de minutes et émerge enfin de la bouche de métro de la station Rennes pour sentir un froid sec me piquer les joues. J'allonge le pas en remontant la rue de Rennes. En passant, j'ai le temps d'apprécier ce quartier émaillé de boutiques en tout genre qui fut celui de mes années lycée. Mon portable vibre au fond de la poche poitrine de mon costume rayé.

- Laurent?
- Ouais.
- Tu es où?
- Je suis à deux minutes. J'arrive.
- Ok je t'attends.

J'ai menti, je suis a 10 minutes du lieu de rendez-vous. Finalement, j'arrive un peu essoufflé au pied du bâtiment de Plon et retrouve Denis.

Nous marchons quelques dizaines de pas puis nous installons près de la vitrine d’un bistro parisien. Nous commandons 2 verres de vin - quel cliché d’ailleurs, commander deux verres de vin dans un café de Saint-Germain-des-Prés pour discuter littérature, j’adore. Denis sort un gros paquet de feuilles retenues par un élastique : mon manuscrit. C'est la première fois que je vais recueillir de visu un avis professionnel sur mon roman. J'avale avec difficultés ma gorgée de Chablis.

– Bon j'ai relu ton roman, commence-t-il. Je l'avais lu en juin dernier et ne me souvenais pas de tout.

Ok, vas-y, dis moi ce que tu en penses.

– Il est publiable en l'état, pas de souci. Le style est fluide et correspond bien au genre du livre de ce côté donc, aucun problème. Par contre, si tu me permets, je trouve que tu pourrais encore améliorer l'intrigue en y ajoutant quelques rebondissements. Je crois que tu as un vrai talent de construction d’intrigue complexe mais qui reste très cohérente du début à la fin - ce qui est rare, tu peux me croire -, pourtant, je suis sûr que tu peux aller plus loin.

Ouf, c’est tout ce qui me vient à l’esprit à ce moment. En fait, je m'attendais à une réaction diamétralement opposée. J'avais vraiment les foies de m’entendre dire qu'il fallait revoir le style en profondeur. Rien de tout cela. Denis me cite alors quelques passages où il trouve que les choses arrivent trop facilement, où il faudrait certainement ajouter quelques méandres pour perdre un peu le lecteur.

Fouiller l’intrigue ? Ajouter un ou deux rebondissements bien sentis ? Pas de problème, c’est dans mes cordes. C’est d’ailleurs là où je me sens le plus à l’aise.

Je lui promets donc de remettre tout cela sur le métier et le quitte gonfler à bloc. Comme on dit, « yaplusqu’à ».

08.12.2007

Blogs de Plon

82901d081ea81ee99f652e1fc2344b24.gifPlon vient d'annoncer officiellement la prochaine publication de Manipulé en mars 2008. Annonce faite sur les lesblogsdeplon.fr, le blog d'actu des auteurs de Plon.

Tout en image

81547217ad368e01f63f644e4ff27dc4.jpgCa y est! Manipulé se dote d'une vraie identité visuelle. La directrice artistique de Plon vient de me l'envoyer et je vous la livre en avant-première.

J'adore! Ce visuel rend vraiment bien l'atmosphère du livre.

C'est une impression étrange que de voir l'histoire que l'on a créée prendre vie peu à peu.

06.12.2007

Shooting

9e6c359bdebf60cb269babbeaa7f64b2.jpgJ'ai vécu hier une nouvelle expérience, celle de servir de modèle à un photographe (dont c'est le métier, s'entend!).

Et oui, ne soyez pas étonnés, je vous vois déjà froncer les sourcils devant votre laptop - d'ailleurs, faites gaffe je vois aussi un collègue en train de vous espionner pendant que vous surfer impunément sur ce blog au lieu d'être afférés aux tâches pour lesquelles on vous paie. Bref.

Plon m'avait prévenu qu'une agence de presse allait me contacter pour faire les clichés de la quatrième de couverture de mon livre et ceux qui seraient envoyés à la presse au moment de sa sortie.

Avec Denis, le photographe (décidément, tout le monde a tendance à s'appeler Denis en ce moment), nous étions donc convenus de nous retrouver rue François 1er, juste devant Europe 1 à 11h tapantes.

J'avais de mon côté pris soin de poser ma matinée pour pouvoir dormir un peu et ainsi arriver frais, dispo et vêtu de ma tenue la plus 'écrivain' possible pour ce rendez-vous à haut risque.

En effet, allais-je pouvoir me départir du sourire un peu crispé qui agrémente d'ordinaire mes photos de famille pour donner une image crédible à intégrer à la quatrième de couv de Manipulé?

Après une présentation rapide au milieu de la rue, nous nous posons dans le café qui jouxte la troisième radio de France. Nous en commandons un (de café) et à peine ai-je posé mon manteau que le flash crépite.

- Je fais juste les réglages, m'explique Denis, tout en trifouillant un Nikon noir surdimensionné (en tout cas comparé à mon pauvre APN).

Je lève un regard vers le patron du bar pour voir s'il ne courre pas vers nous pour nous ordonner de cesser de photographier son bistro mais non, s'apercevant de notre manège, il nous sourit gentiment, et nous laisse faire sans nous importuner.

Au bout de quelques instants, c'est parti. Shoot, Shoot, Shoot. J'en vois de toutes les couleurs. Denis dirige gentiment les opérations.

- Vous pouvez mettre la main sous le menton? Très bien, posez les deux mains jointes devant vous, etc. etc.

J'exécute du mieux que je peux chaque figure imposée tentant de prendre un air mystérieux (j'ai écrit un thriller hein, il vaudrait mieux que le rendu soit plus proche d'Al Pacino que de Oui-Oui au pays des jouets, non?).

Nous tapons la discut' autour de nos expressos. Denis me raconte ses expériences de photographe. Il m'explique qu'il 'fait' essentiellement dans l'acteur de cinéma mais qu'il photographie aussi des écrivains qui, me confie-t-il, sont souvent très sympas (un brin moins people peut-être?).

Après quelques clichés supplémentaires, nous réglons nos consommations et Denis me propose d'aller compléter la séance en faisant des prises dans la rue, au pied d'un trompe-l’œil plutôt réussi qu'il a repéré en contrebas.

Alors qu'au début, je sentais une tension dans les épaules qui devait contribuer à me donner un air de CRS qui aurait bouffer un cintre, je suis à présent en confiance et commence même à trouver ça plutôt marrant. J'accepte de bonne grâce.

Nous faisons quelques dizaines de mètres et nous arrêtons, au beau milieu du terre-plein central d'un petit croisement. En comparaison de l'ambiance feutrée du café, je me sens là, un peu à découvert. En veste légère, je prends pourtant mon air le plus inspiré, tentant de masquer que je suis tout simplement en train de me les geler. Les passants me regardent d'un air étonné et c'est reparti. Shoot, Shoot, Shoot.

Nous nous quittons quelques instants plus tard et je chope le RER pour rejoindre mon bureau, il est tant à présent d'enfiler à nouveau les fringues du cadre sérieux que je suis la plupart du temps.

05.12.2007

Flashback #1 : RDV chez Plon

2ec09cabb8637ec722c458def1fd20dd.jpgNous sommes début octobre, je suis tranquillement installé à mon bureau occupé à rédiger quelque présentation powerpoint. Mon portable sonne.

- Laurent Le Toriellec?
- Oui, lui-même,
- Denis, éditeur chez Plon, je vous appelle à propos du concours blogauteurs - silence court mais qui me paraît une éternité - C'est Vous! Vous avez remporté le concours.

Voilà, l'histoire que je vais vous conter commence comme ça, par un coup de fil un mardi matin comme les autres.

J'ai mis quelques instants à réaliser et à peine avais-je compris que le moment que j'attendais depuis des semaines en priant laïquement était venu que déjà, j'avais rendez-vous le lendemain au coeur de Saint-Germain-des-Prés pour une prise de contact avec l'univers fantasmatique de l'édition.

Premier rendez-vous.

Avant de rejoindre ma tour de la Défense, je fais donc un crochet par l'église Saint Sulpice en face de laquelle est installé le siège de Plon.

En sortant du métro je croise Vincent Lindon qui va acheter son journal - rien à voir avec notre affaire mais quand même - puis j'arrive chez Plon et rencontre Denis qui me rejoint au pied du bâtiment pour aller prendre un café dans un troquet alentour.

Nous parlons romans bien-sûr, thrillers en particulier mais aussi littérature en général. Nous échangons des questions.

Lui : tu écris depuis longtemps? comment cela t'est-il venu? C'est ton premier roman? Moi : vous êtes combien chez Plon? comment ça se passe une publication? vous éditez beaucoup de thrillers?

Nous parlons aussi de la suite des événements. Denis me décrit les grandes étapes. Il m'explique qu'il va falloir établir un contrat (jusque là je suis), qu'il va relire mon manuscrit pour m'indiquer les points à améliorer/modifier, que suivra la promo, etc. Au bout d'une petite heure, nous nous quittons.

Je repars au bureau, avec un peu plus d'info sur ce qui va suivre mais avec surtout un rêve qui peu à peu se glisse dans les habits de la réalité.

... A suivre

04.12.2007

Une longuuuuuue absence

Bonjour bonjour,

Cela fait une éternité que ce blog restait désespérement silencieux. Je m'en excuse platement - plus platement et je passe au travers du plancher.

Ceci dit, me revoilà avec la ferme intention de vous conter, par le menu, l'aventure que vous m'avez permis de vivre en faisant de moi le premier lauréat du prix blogauteurs/plon.

J'ai déjà un million de choses à vous raconter. Depuis l'annonce des résultats du concours, les choses se sont franchement accélérées. Pêle-mêle, j'ai :

- Rencontré mon éditeur (Denis, un type vraiment sympa et qui chaque jour s'attache à me fournir les clés de ce monde que je découvre peu à peu),
- Signé un contrat d'édition avec la maison Plon,
- Opté pour un nom de plume (ça je pense que vous l'aviez remarqué ;-) - j'y reviendrai plus longuement dans un prochain post),
- Revue mon roman pour ajouter à l'intrigue quelques nouveaux méandres,
- Découvert une première version de la couverture de Manipulé,
- Etc... Etc...

Les prochains posts seront donc une version personnelle de Retour vers le futur, je me projetterai quelques semaines en arrière pour vous faire vivre chaque étape comme je l'ai vécue.

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